Ocre de CombeRoussillon

01 · Minerai de teinte

L’ocre est un sable qui a rouillé juste assez.

Dans le pli cévenol comme sur les plateaux d’ocre plus au sud, le fer s’oxyde dans une argile poreuse. On ne « choisit pas une couleur ». On rencontre un gisement.

Ocre de Combe nomme trois états, pas trois produits. L’ocre claire garde encore le grain du lessivage. L’ocre chaude a concentré l’oxyde. L’ocre calcinée a passé le feu : le jaune bascule au rouge sans additif de synthèse. Cette page décrit une lecture, pas un catalogue.

La calcination n’invente pas une teinte. Elle accélère ce que le sous-sol a déjà commencé.

Falaise d’ocre rouge et orangée, sentier minéral
Pl. 02 — Falaise de fer oxydéSource : Wikimedia Commons
01

Ocre claire de combe

Teinte de premier lavage. Beaucoup de silice visible. Convient quand la façade doit rester près de la pierre claire, sans masquer le grain.

02

Ocre de gorge

Couche plus saturée, celle qu’on voit dans les ravines. Dosage plus bas : un peu de poudre porte loin dans un lait de chaux.

03

Ocre de cuisson

Passage au four. Le jaune bascule. Sur mur sud, cette bande lit comme une ombre chaude, pas comme un rouge de signalisation.

Poudre de pigment sienne brûlée, texture minérale
Pl. 03 — Poudre après cuissonSource : Wikimedia Commons

Ces noms décrivent des états minéraux. Le rendu se lit sur lame, pas sur un écran.